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Alger en bref
Alger, Capitale de la Culture Arabe

Parler de la ville d’Alger, c’est parler d’une ville dont l’Histoire est étroitement liée avec les grandes métropoles de la planète. C’est aussi parler d’un pays-continent qui s’étend de la mer méditerranéenne jusqu’au grand sud. Ce contraste, si merveilleux, a incité l’homme de la préhistoire à s’y stabiliser.
Depuis, la ville d’Alger n’a de cesse de jouer un rôle actif, voire stratégique, dans le commerce international. Ses habitants ont noué de liens très solides avec les différents commerçants du pourtour méditerranéen, notamment les Phéniciens. Ces échanges, on ne peut plus fructueux, se faisaient par voie maritime. A l’époque, la ville s’appelait « Argel ». Ce qui signifie « L’île aux épines », ou « L’île aux mouettes ».
S’agissant des voies terrestres, celles-ci ont également contribué à établir des relations étroites avec les autres pays. Les caravanes traversant le Sahara, empruntant un chemin appelé tantôt « La voie du sel », tantôt « La voie de l’or », n’attestent que du rôle primordial jouée par cette partie de la méditerranée dans l’expansion du commerce.
La première appellation donné aux habitants d’El Jazaïr est : les Libyens. Ces derniers sont cités par les Pharaons dans leurs écritures, datées du troisième siècle Avant Jésus christ. On les retrouve également dans les écrits d’Hérodote. Du mariage des Libyens avec les Phéniciens, sont nés les Carthaginois. C’est ainsi que la ville prend le nom d’Icosium. Elle connaîtra son extension vers le 6éme siècle Avant Jésus-Christ. Icosium est mise sous la bannière du roi berbère Massissilia, dont la dynastie s’étendait jusqu’à l’Oued El Kebir à l’ouest, avant de rallier la Numidie, après que Massinissa l’eu unifiée.
En 202, Icosium passe sous l’autorité romaine. Au 4é siècle, et sous le règne des romains, les habitants de cette ville se reconvertissent au Christianisme.
Vers 429-442, les Vandales débarquent en saccageant tout sur leur passage. La ville sombre dans le chao. Les ténèbres s’emparent d’elle davantage avec les Byzantins. Ce n’est qu’avec l’arrivée des Omeyyades que la ville sort, tant bien que mal, de sa léthargie. Viennent ensuite, les Rostémides, puis les Fatimides. En 972, Bologhine Ibn Ziri Ibn Menad Ou Belkine, a procédé à la reconstruction de la ville en l’entourant de remparts infranchissables. La ville passera par la suite successivement sous le règne des Hammadites en 1014, des Moravides en 1082, des Almohades en 1152, des Zirrides, en 1316, des Marrinides… Après la chute de l’Andalousie, en 1492, et l’instauration de l’Inquisition, la majeure partie des villes côtières du Maghreb est tombée sous l’autorité espagnole. Entre autre ville ayant subi ce sort : « Estifla », ou « Les grands rochers », qui se situent à l’est du port d’El Jazaïr Beni Mezghena. C’est par rapport à ces quatre rochers, que la ville a pris son nom définitif, sous lequel elle est connue aujourd’hui : Alger.
Elle passe sous l’autorité ottomane, suite à l’appel lancé par les sages de la ville au sultan Salim 1er. . Alger devient de ce fait une partie intégrante de l’empire ottoman. Kherreddine Barberousse a même fait d’elle la capitale de la partie nord africaine, en 1518.
Le plan d’une ville plus grande, plus vaste, qui, de surcroît, est digne du plan d’une capitale a été élaboré. Sa réalisation a duré près de quarante ans. Les attaques successives qu’a subie Alger, entre 1516 et 1519, ont poussé Kherreddine à détruire les remparts entourant la ville, et leur remplacement par un phare, composé de cinq étages.
N’ayant pas digérée sa défaite face à Kherreddine, l’Espagne, alors sous le règne de Charles V, a organisé une grande offensive contre Alger. Elle a été menée avec la participation des armées maltaises, italiennes, allemandes. Néanmoins, cette coalition a essuyé une défaite cinglante face à l’armée d’Alger. Infranchissable, forte, inaccessible. Alger est devenue une bête noire aux européens qui lui donneront tous les noms. « La protégée », « Le foyer de la guerre sainte », « Le nid des pirates », « La blanche », « La ville aux mille canons », « El Bahdja », « La ville de Sidi Abderrahmane » sont autant de noms attribués à Alger.
Sous l’autorité ottomane, Alger a été gérée par le Conseil d’Etat ou « Eddiwan Essaghir », et par le Conseil du gouvernement, « Eddiwan El Kebir ». Cette étape peut-être divisée en quatre principales phases. La première est celle des Beylerbey, 1518-1588 ; la deuxième est celle des Pachas, 1188-1613 ; la troisième est caractérisée par la revalorisation de l’armée de terre, elle se situe entre 1613 et 1716 ; la quatrième, et dernière phase, est celle des Deys. C’est pendant cette époque que la ville d’Alger a eu son indépendance définitive de l’empire ottoman. Le 05 juillet 1830, la ville subit la violente invasion de l’armée française. La population n’est pas restée insensible. Elle résiste en organisant des insurrections. La dernière est la bataille d’Alger, qui s’est déroulée en 1957. Les éléments de l’Armée de libération nationale, sous la direction de Yacef Saadi, ont infligé aux autorités coloniales, des pertes considérables. Alger ne connaîtra de paix qu’après l’indépendance du pays, durement arrachée.

Ali Khellaci

Tourisme à Alger

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